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L'Irlande

Dimanche 23 mars 2008

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L’Irlande du Nord est l'une des quatre entités composant le Royaume-Uni. Elle se compose de six des neuf comtés de la province irlandaise d'Ulster, au nord-est de l'île d'Irlande. Le reste de l'île d'Irlande est constitué par la République d'Irlande.

La capitale de l'Irlande du Nord est Belfast. L'irlandais et le scots d'Ulster sont reconnus comme langues régionales de l'Irlande du Nord. A Londonderry Air est l'hymne joué quand l'Irlande du Nord participe aux rencontres sportives. L'équipe irlandaise de rugby, qui comprend la République d'Irlande et l'Irlande du Nord, utilise un hymne spécialement composé, Ireland's Call, mais on chante aussi l'hymne national de la République, Amhrán na bhFiann, quand on joue à Dublin. Le lin, qui était une industrie importante dans l'histoire, est devenu symbole de la province, acceptable par les deux communautés. La main rouge d'Ulster est moins acceptable.

Irlande-Nord-comtes.jpg
Histoire
Après une guerre d'indépendance débutée en 1916 entre l’Armée républicaine irlandaise (IRA) et le gouvernement britannique et des émeutes unionistes (notamment Pâques sanglantes) dans le nord, Londres accepta de négocier avec l'IRA (notamment Michael Collins). Londres proposa un traité aux Irlandais :

Les unionistes, majoritaires des 6 comtés du nord (voir ci-dessus), auraient leur parlement et leurs ministères mais resteraient dans le Royaume-Uni. C'est ainsi que naquit l’Irlande du Nord.
Les nationalistes majoritaires du sud auraient un État libre, appartenant au Commonwealth, avec parlements et ministères en échange d'un serment d'allégeance à la couronne britannique. Ce nouvel État comprendrait 26 comtés (les comtés de la République actuelle). Le désaccord sur ces conditions fut à l'origine de la guerre civile qui débuta en 1921.

L'île fut ainsi divisée en deux entités.
Il est judicieux de rappeler que le confit n'est pas entre catholiques et protestants mais plutôt entre républicains et royalistes ou bien nationalistes et unionistes. En effet, les premiers sont (globalement) descendants des anciens habitants irlandais, et les seconds sont (majoritairement) descendants des colons anglais ou écossais.

Le nouvel État nord-irlandais est ainsi dirigé par des politiciens protestants élus par la majorité protestante du pays et enlève aux catholiques le droit de vote[4]. Cet État traversa le XXe siècle au rythme des affrontements sectaires et des tensions intercommunautaires. (De 1921 jusqu’en 1972).

À la fin des années soixante, les nationalistes irlandais demandèrent des droits égaux à ceux octroyés à leurs comparses protestants, par la suppression des droits de votes basés sur la propriété des moyens de production. Le gouvernement unioniste vit dans ces demandes une menace envers son pouvoir et son emprise sur tous les leviers de la société (justice, police, logement...). Les rassemblements furent interdits tandis que les policiers (majoritairement composés de protestants) réprimaient de plus en plus violemment les manifestations pacifiques.

L’administration de l’Irlande du Nord fut déstabilisée par de violents affrontements entre catholiques et protestants à Derry/Londonderry (Derry pour les nationalistes et Londonderry pour les unionistes), notamment Bloody Sunday (30 janvier 1972), où les paras britanniques tirèrent sur des manifestants non-armés et pacifiques. Les conflits s’étendirent à Belfast. Là, des familles catholiques durent fuir leurs maisons qui étaient brûlées par les policiers et la foule protestante opposée au changement (Ardoyne, Nord de Belfast, 1969). Les quartiers nationalistes catholiques se trouvaient à la merci des émeutiers protestants et des forces de l’ordre. Les insurgés irlandais s’armèrent et commencèrent par défendre les quartiers avant de passer en phase offensive. L’IRA se réorganisa spontanément pour permettre la défense de sa communauté. Elle était et est encore très soutenue par cette population.

Une nouvelle notion entra dans l’équation du conflit : la réunification des deux Irlandes. Les catholiques en firent un leitmotiv. Tandis que les protestants percevaient une Irlande unifiée comme une menace, notamment sur le plan religieux (Intervention du Vatican).

En 1969, Londres envoya l’armée britannique pour séparer les deux communautés et rétablir le calme. Mais les soldats, au début perçus par les catholiques comme des protecteurs, devinrent les outils du gouvernement en place et les troupes pratiquèrent la même répression que les policiers. L’IRA tourna alors ses activités contre l’armée britannique. Le but avoué des nationalistes devint la libération de l’Irlande du joug britannique. Des milices paramilitaires protestantes se formèrent pour défendre les intérêts du peuple protestant. L’UVF (Ulster Volunteer Force), la LVF (Loyalist Volunteer Force) et l’UDA (Ulster Defence Association) prirent pour cible des membres de l’IRA, du Sinn Féin (aile politique de l’IRA) et les civils de la communauté catholique. S’ensuivit un conflit de type guérilla, appelé avec pudeur « Troubles » où explosions, fusillades et autres actes de guerre furent commis par les différents protagonistes.

Plusieurs tentatives pour mettre fin au conflit furent tentées. Mais elles échouèrent toutes durant les années 1970 et 1980.

Dans les années 1990, Londres accepta secrètement de rencontrer les cadres de l'IRA pour négocier un cessez-le-feu durable. Le Sinn Féin tenta de participer aux discussions. Mais il fallut près de huit ans pour que le parti politique s'installe à la table des négociations. Ce qui permit à l'IRA de mettre un terme temporairement au conflit.

Un changement de cadres au sein des partis facilita les négociations qui ont culminé en 1998 avec l’Accord du Vendredi Saint (ou Accord de Belfast). Cet accord entre les partis de l’Irlande du Nord et les gouvernements du Royaume-Uni et de la République d’Irlande prévoyait : un parlement autonome dans la province ; des garanties de droits humains ; des conseils administratifs transfrontaliers en matière d'environnement et de tourisme, des langues régionales (l’irlandais et le scots d’Ulster) ; un conseil britannico-irlandais pour rassembler les gouvernements des îles Britanniques (du Royaume-Uni, de la République d’Irlande, de l’Irlande du Nord, de l’Écosse, du Pays de Galles, de Jersey, de Guernesey et de l’île de Man).

L'accord permet la mise en place d'un système de gouvernement local et de partage du pouvoir entre unioniste et nationalistes qui fonctionne, non sans difficultés, jusqu'en 2002. David Trimble est alors Premier ministre de l'Irlande du Nord. Le 14 octobre 2002, le fonctionnement du parlement autonome est interrompu alors qu'éclate un scandale d'espionnage de l'état-major de l'IRA. Ce retour au contrôle direct de Londres dure quatre ans.

En 2006, de nouvelles négociations aboutissent aux accord de Saint-Andrews qui permettent l'organisation de nouvelles élections en mars 2007, la reprise du fonctionnement de l'assemblée le 7 avril de la même année et finalement la mise en place le 8 mai d'un gouvernement impliquant pour la première fois Ian Paisley, le leader du Democratic Unionist Party. Il devient premier ministre d'Irlande du nord. Le vice premier ministre est Martin Mc Guiness. Les deux hommes ont célébré la reouverture du Stormont (le parlement nord irlandais) le 29 mai. Leur entente semble cordiale et de bonne augure pour l'avenir du pays.

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Par Sévy
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Mardi 18 mars 2008

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L'Irlande est séparée en deux parties :

l'Irlande ou Éire;

l'Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni.

L'Irlande appelée aussi de façon impropre République d'Irlande est un État indépendant formé de vingt-six comtés ; sa capitale est Dublin. L'Irlande du Nord est formée de six comtés (à majorité protestante) dans le nord-est de l'île et sa capitale est Belfast. Elle est, parfois, appelée « le Nord » (surtout par les Nationalistes), « les six comtés » ou « Ulster », car elle est formée des deux tiers de la province irlandaise d'Ulster qui comprend en réalité neuf comtés dont trois, le Donegal, le Cavan et le Monaghan sont laissés à la République par les Britanniques après le traité anglo-irlandais de 1921.L'Irlande du Nord est encore une partie du Royaume-Uni, mais sa position est contestée. Les nationalistes veulent quitter le Royaume-Uni, pour s'intégrer dans la République d'Irlande. Les unionistes, pour leur part, ont une position qui va à l'opposé. Ce conflit est à la base de troubles dans la région et s'est étendu de 1969 à l'accord de Stormont en avril 1998. Dès lors, il existait un parlement décentralisé à Belfast mais à cause des conflits persistants entre les nationalistes et les unionistes, il a été suspendu et c'est actuellement le gouvernement du Royaume-Uni qui le gouverne directement. Le conflit est devenu de plus en plus politique, mais moins violent. Le gouvernement de Tony Blair avait donné jusqu'au mois de novembre 2006 pour trouver un terrain d'entente afin de restaurer les institutions en Irlande du Nord. À défaut, Londres reprendrait définitivement la main. Les militaires britanniques ont donc quitté l'Irlande du nord en 2007, en même temps que la retraite de Tony Blair, pour encourager la poursuite du processus de paix. Malgré la séparation politique, beaucoup d'organisations travaillent sur une base tout-Irlande, par exemple l'Irish Rugby Football Union, IRFU ou encore le GAA (Gaelic Athletics Association) qui regroupe les sports traditionnels du « hurling » et du « football gaélique ». 

La présidente actuelle est
Mary McAleese.

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Par Sévy
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Mardi 18 mars 2008

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L'Irlande est la terre des sports gaéliques, hurling et football gaélique. Ce sont les sports les plus pratiqués sur toute l'île. Le hurling fait partie de l'identité nationale. Un match est d'ailleurs décrit avant la bataille de Moytura en 1272 avant JC. D'après la légende, le héros Cù-Chulainn battit à lui seul 150 opposants dans une partie de hurling. Viennent ensuite les sports provenant de la Grande-Bretagne, le football et le rugby où la République d'Irlande et l'Irlande du Nord ne connaissent plus de frontières. On compte quatre équipes majeures dans toute l'île : Leinster, Munster, Connaught, et Ulster. Le golf est aussi une véritable passion nationale. Il existe plus de 250 terrains de golf. Le principal tournoi étant Carroll's Irish Open. De part la proximité de la mer, l'engouement pour la voile semble être tout à fait normal. Le plus vieux club de voile a d'ailleurs été fondé en 1720, et se trouve à Cork le Royal Cork Yatch Club. Parallèlement au fil des années, le cyclisme semble se développer. Et L'équitation progresse beaucoup car la talentueuse Jessica Kurten remporte de plus en plus de victoires avec ses chevaux.

Par Sévy
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Lundi 17 mars 2008

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Les pubs tiennent eux aussi leur place avec la bière (la Guinness) et surtout, le whiskey (et le Irish coffee) et la musique irlandaise. L'interdiction de fumer dans tout lieu public (dans la République) n'en a pas altéré la fréquentation (ni la consommation) dans ces endroits.

L'Irlande reste un endroit où la religion (catholique en Irlande du Sud, protestante et catholique en Irlande du Nord) est très présente. Le divorce n'est légal dans la République que depuis 1995 et un réel débat s'amorce sur l'avortement. Mais aujourd'hui l'homosexualité et la contraception sont généralement acceptés (euh ben alors ca, perso malheureusement ce n'est pas forcement vrai partout mais on va éviter de lancer le débattre hein!!).

Fête nationale irlandaise
 17 mars (
Saint-Patrick) Les Irlandais sont très attachés à cette fête

Symboles nationaux irlandais
 
trèfle à trois feuilles (shamrock, utilisé par Saint Patrick pour expliquer la Sainte Trinité aux peuples celtes), le mouton, le cheval, le saumon, et la harpe.

Par Sévy
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Lundi 17 mars 2008


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Voyage
Bateau
Brittany Ferries font le trajet Cork - Le Havre / Cherbourg / Roscoff
Irish Ferries font le trajet Rosslare / Cork - Le Havre / Cherbourg / Roscoff
Avion
Aer Lingus vole de Dublin vers Paris, Lyon, Nice, Rennes...
Ryanair vole de Dublin vers Paris Beauvais, Nantes, Brest... 
(Mais bien souvent en passant par Londre)
Air France vole dans toutes directions bien souvent avec changement a Paris.

Visa
 
 Aucun visa n'est nécessaire pour les ressortissants européens. Les citoyens canadiens n'ont pas besoin de visa si leur séjour n'excède pas 90 jours.

Navette
Pour accéder de l'aéroport au centre ville. En quittant l'aeroport, allez attendre le bus vert a deux étages no 747. Ce bus vous emmenera au centre ville de Dublin et si nécéssaire a "Busaraus" (station centralle de car)

Décalage horaire
 
l'heure est celle de GMT/UTC
(1 heure de moins pas rapport a la France)

Quand partir
 Bien entendu, on ne va pas en Irlande pour profiter du soleil ! Sachez qu’au printemps, les pluies sont en moindre quantité (du moins, par rapport à l’hiver)… Si vous voulez faire le tour de l’île, il faudra compter une dizaine de jours, pour vous imprégner de cette incroyable hospitalité irlandaise et des charmes de ses paysages.

Ambassades
En France

Ambassade d'Irlande : 12, av. Foch, 75116 Paris.
Tel : (+33) 1-44-17-67-00. Fax : 01-44-17-67-60

En Irlande
Ambassade de France: 36 Ailesbury Road, Dublin 4.
Tel: (+353) 1 277 5000. Fax: (+353) 1 277 5004

Langues
 Anglais
 Gaélique

Par Sévy
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Lundi 17 mars 2008



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L'Irlande n'a pas connu la Révolution industrielle et l'industrialisation intensive de la Grande-Bretagne au XIXe siècle. L'absence de matières premières comme le charbon et le fer fit que son économie fut très largement orientée vers le domaine agricole.

Seule, la région autour de Belfast dans le Nord-Est du pays, où se développa l'industrie textile (notamment celle du lin) et, surtout, la construction navale, fit exception à cette règle de sorte que, dès le XIXe siècle, Belfast, d'un point de vue socio-économique, fut plus proche de Liverpool ou de Glasgow, que de Dublin. L'assimilation de l'Ulster dans l'économie industrielle britannique constitua un facteur clé qui alimenta les réflexes unionistes de sa population. Pour les industriels (protestants) de cette région, l'autonomie irlandaise risquait en effet d'entraîner la perte du marché impérial (ouvert à l'Irlande depuis l'Union législative de 1800) et l'effondrement de l'industrie locale, du fait des barrières protectionnistes que n'aurait pas manqué d'imposer un gouvernement nationaliste à Dublin.

Les nationalistes eurent une autre lecture de la situation économique de l'île. Selon eux, l'orientation agricole de l'économie irlandaise avait été artificiellement entretenue afin de répondre à la logique des concepteurs de l'Union : l'Irlande, consommatrice des produits industriels britanniques, devait se spécialiser dans la production de denrées alimentaires pour les populations urbaines de l'île voisine. Le projet de certains nationalistes, notamment ceux du Sinn Féin, préconisa justement l'industrialisation progressive du pays et l'évolution d'une économie équilibrée, condition sine qua non selon eux de l'indépendance.

Après la Partition (et la «perte» des comtés industrialisés du Nord-Est), le Sud tenta de remédier à la faiblesse de sa base industrielle en adoptant une politique protectionniste. Cette stratégie, qui fut dictée dans une très large mesure par le besoin de la République d'Irlande de s'affirmer face à l'ancien pouvoir colonial, ne fut définitivement abandonnée qu'à la fin des années 1950, véritable point de rupture en termes de politique économique. La nouvelle orthodoxie, placée sous le signe de l'ouverture, entendit favoriser la mise en place d'un environnement fiscal susceptible d'attirer l'investissement étranger dans les domaines, notamment, de l'électronique et des industries pharmaceutiques et d'équipement. Les gouvernements successifs menèrent une politique de longue haleine destinée à favoriser l'éducation (encourageant les matières scientifiques et technologiques) et l'amélioration de l'infrastructure. Ce dernier secteur reçut une impulsion considérable dans les années 1980 grâce aux fonds européens.

C'est au milieu des années 1990 que l'on vit apparaître les fruits de cette stratégie. Le succès fut tellement foudroyant que l'on a pu qualifier l'économie irlandaise de «Tigre celtique». Caractérisée par un taux de croissance du PIB très élevé (dépassant la barre de 10 % en 2000) et un taux de chômage en baisse constante (12,3 % en mars 1995, 3,6 % en avril 2001), l'économie irlandaise est parmi les plus performantes du monde. Le PNB est passé de 46.503 millions d'euros en 1994 à 87.677 millions en 1999, le PNB par habitant passant de 12.968 euros à 23.411 euros pendant la même période.

Si elle a perdu sa prédominance passée, l'agriculture reste toujours un secteur très important de l'économie irlandaise. En 1999, 11,8 % de la population active travaillait dans l'agro-alimentaire, secteur qui représentait 10 % des exportations. Mais, d'autres secteurs traditionnels, tels la pêche ou le bois, ont été dépassés par des industries consacrées à la production pharmaceutique ou chimique, et, plus récemment, par les «nouvelles industries» des NTIC (informatique et télécommunications). Ainsi, alors que 6.000 personnes sont employées dans l'industrie de la pêche (1999), 20.000 travaillent dans la seule fabrication de logiciels, dont l'Irlande est désormais le premier producteur mondial. Le pays est également devenu un important centre de téléservices desservant l'ensemble de l'Europe. Enfin, le tourisme constitue une autre source de revenus en pleine expansion, le total de touristes étrangers étant passé de 3,6 millions par an en 1994 à 6 millions en 1999.

On notera enfin une évolution dans le domaine des échanges commerciaux qui reflète les changements dans les relations que l'Irlande entretient avec son voisin britannique. En ce qui concerne les importations (2000), le Royaume-Uni maintient sa position comme partenaire privilégié (34 %), dépassant très largement le reste de l'Europe (20 %) et les États-Unis (16 %). En revanche, pour les exportations, le Royaume-Uni n'est plus le premier partenaire de l'Irlande. S'il représente toujours 22 %, c'est vers les autres pays de l'Union européenne que vont aujourd'hui 45 % des exportations irlandaises contre 14 % vers les États-Unis.

Bien que l'Irlande soit devenue une des économies phare de l'Europe, il faut cependant se rappeler qu'environ 50 % de sa production industrielle et 75 % de ses exportations industrielles proviennent d'entreprises à capitaux étrangers, situation quelque peu paradoxale étant donné le désir initial des fondateurs de l'État de voir apparaître une «Irlande irlandaise»…

Par Sévy
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Lundi 17 mars 2008

1/ Géographie
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hysiquement, l' Irlande (70.280 km2) est un fragment détaché du continent européen. La plus grande partie du pays est une plaine de moins de 150 m d'altitude dont le sous-sol est constitué de calcaires de la période carbonifère. La surface du sol est recouverte de moraines datant de l'âge glaciaire du pléistocène. À certains endroits, ces moraines ont modelé des formations géologiques telles que des rides de gravier (eskers) dans les Midlands ou les comtés du centre de l' Irlande, ou des centaines de petites collines (drumlins), qui traversent l'île, à partir de Clew Bay, à l'ouest du pays.

Reliefs et sols La plaine centrale est entourée d'une bordure discontinue de montagnes, dont les plus anciennes se trouvent dans le Nord et l'Ouest, et datent du cambrien et du précambrien. Ce sont les restes d'une chaîne qui s'étendait depuis l' Irlande jusqu'à la Scandinavie, en passant par l'Écosse. Des roches de quartzite composent un paysage montagneux accidenté, comme dans l'Errigal (752 m) et le Muckish (670 m), dans le Donegal, le Croagh Patrick (765 m), dans le Mayo, et le Twelve Bens, dans le comté de Galway. L'ancienne couche glaciaire a raviné de nombreuses pentes et creusé des lits de rivières dont certaines vallées, comme la baie de Killary Harbour dans le Mayo, ont été envahies par la mer pour former des fjords.

Dans le sud de l' Irlande, une série de plissements parallèles de grès dévonien, séparés par des vallées de calcaires et de schistes carbonifères, forment le prolongement des structures hercyniennes de l'Europe centrale et de la Bretagne. Ces crêtes s'élèvent de plus en plus vers l'ouest, culminant avec le Carrantuohill, la plus haute montagne du pays (1.041 m). Les lacs de Killarney, fameux pour leur beauté, sont situés dans cette région. Un récent affaissement géologique a permis à la mer d'envahir les parties basses des vallées, modelant une côte profondément échancrée avec de nombreux ports naturels.

IrlandeCarteR.gif

2/
Population
Bien que le taux de natalité ait baissé depuis les années 1980 (21,9 naissances pour mille habitants en 1980, 14,2 ‰ en 1999), l' Irlande reste néanmoins un pays jeune, les moins de 15 ans représentant 23,8 % de la population. Elle est aussi de plus en plus urbaine, et de plus en plus concentrée sur les côtes Est et Sud. En dehors de l'agglomération de Dublin, qui regroupe plus du quart de la population totale du pays (953.000 habitants en 1996) et de Cork avec ses 180.000 habitants, les villes irlandaises sont de petite taille. Seules 8 villes — dont Dublin et Cork — dépassent les 25.000 habitants. L'exode rural a entraîné un grave dépeuplement dans l'extrême ouest du pays et dans les régions du Leitrim et de Roscommon, près de lough Allen.

Par Sévy
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Dimanche 16 mars 2008

1/ Dublin

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La capitale de l'Irlande s'étend sur la vaste vallée de la rivière Liffey autour de la baie de Dublin, le long d'une côte décrivant une grande courbe depuis le sommet rocheux de Howth au nord jusqu'au promontoire de Dalkey au sud et elle est abritée par les collines de Wicklow. En plus de ses édifices publics imposants, Dublin est particulièrement riche en architecture du 18e siècle avec des manoirs de style géorgien superbes, des rues larges et des parcs spacieux. Il y a des centres commerciaux à la mode et une large variété de loisirs culturels et sportifs.
 

2/ La côte Est et Sud-Est

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Cette côte était, de par sa position géographique, la région qui ressentait le plus les effets de la colonisation, à la fois par les Vikings à partir du 9e siècle et par les Anglais après l'invasion anglo-normande de 1170. C'est une région riche et variée avec des forts, des plages, des falaises, des maisons majestueuses et des châteaux en ruine. La province de Waterford est une région maritime très animée, comprenant plusieurs petits villages de pêcheurs, des plages et de nombreux sites touristiques bien développés tout au long de ses côtes. La ville de Waterford est peut-être plus connue pour son cristal étaillé à la main célèbre dans le monde entier et la cristallerie de Waterford, le site touristique le plus visité de la région, offre un grand nombre d'excursions pour donner aux visiteurs un aperçu de l'art local du cristal.

3/ Le Sud-Ouest

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Les provinces du sud-ouest (Clare, Cork, Kerry, Limerick et Tipperary) comprennent la totalité de l'ancien royaume de Munster et une partie du royaume de Connaught. Cette région voit couler la rivière Shannon, offrant des paysages naturels magnifiques et de très bonnes possibilités pour pêcher, et contient d'innombrables lacs (dont le lac Lough Derg), des rangées de montagnes dentelées telles que les Knockmealdowns et les Galtees et des plaines riches et fertiles ainsi qu'une impressionnante varité de vestiges anciens et préhistoriques.

4/ La côte Ouest

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Les provinces de l'ouest et du nord-ouest (Galway, Mayo, Sligo, Leitrim et Donegal) sont les dernières parties du pays à avoir été anglicisées. C'est une région de chaumières et de tourbières, de plaines calcaires et de falaises abruptes. C'est aussi la région du Connémara d'une beauté austère et qui a longtemps enflammé l'imagination des écrivains, des poètes et des peintres. La région est dominée par deux rangées de montagnes spectaculaires: Les Twelve Bens et les Maam Turks. Le nord-ouest en particulier est un paysage austère de falaises abruptes, souvent surplombant des îles paisibles, agrémentées de plages de sable. À l'intérieur des terres, les paysages sont variés, allant des montagnes exposées au vent de Donegal aux lacs de Leitrim. Le paysage est coupé par des vallées fertiles parsemées d'églises anciennes, de tombes préhistoriques et de ruines. Dans la province de Mayo, les plateaux s'étendent de Lough Corrib et Killary Harbour au sud vers Mullet Peninsula dans la baie de Killala au nord. L'Irlande traditionnelle est ici au premier plan et le paysage est spectaculaire.

Par Sévy
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Dimanche 16 mars 2008

1/ Chronologie

Le spectacle Lord of the Dance est inspiré d'un autre spectacle plus ancien, mêlant claquettes et folklore irlandais : Riverdance. Michael Flatley a participé à son succès en tant que danseur, notamment dès sa découverte par le public en 1994, à l'Eurovision de Dublin.Il désapprouve le style de chorégraphie du spectacle et quitte la troupe de Riverdance en 1996. Il fonde de son côté un autre spectacle, Lord of the Dance. Celui-ci est présenté le 2 juillet 1996, au théâtre "The Point" à Dublin (Irlande).Ce spectacle se différencie de Riverdancede par sa perte d'authenticité vis-à-vis des effets de scène, notamment en privilégiant la danse par rapport au chant. En 1997, le spectacle impressionne le public de la cérémonie des Oscars. Et la tournée de la troupe prit fin à Londres,avec une adapatation de "Lord of the dance", "Feet of flames" : the route of the king dans Hyde Park, le 25 juillet 1998, pour ce qui fut le plus grand "show" celtique de tous les temps.Flatley organise une adaptation de Lord of the Dance en mai 2000 : Feet of Flames. Quatre tournées simultanées ont alors battu des records d'audience au Japon, en Afrique du Sud, en Europe et en Amérique du Nord.

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2/ Histoire du spectacle

Le spectacle raconte l'histoire du peuple venu d'Irlande.
"Le temps était suspendu et Erin était la Déesse universelle... L'histoire était déjà écrite et chacun connaissait son rôle. Mais les anciens clans, assis sur des cercles de pierres entendirent des voix et le sommeil des esprits fut troublé. Une puissance venue des ténèbres est venu défier le Lord Of The Dance" .

L'histoire débute avec le Petit Esprit réveillant les filles du clan sur un air de flûte. Ces dernières dansent un ballet puis laissent place au chef du clan et Seigneur de la Danse, qui impressionne par un "Irish Tap Dance" dont lui seul a le secret. Il est très vite rejoint par toute sa communauté qui l'accompagne dans la danse.Ensuite vient Erin. La déesse nous interprète sa première chanson en solo du spectacle.Aidées par le Petit Esprit, les danseuses du clan réapparaissent alors dans un doux mélange d'élégance et de légèreté, pour nous faire découvrir à leur tête la douce Saoirse, fille Irlandaise et représentante de liberté.Vint par la suite Don Dorcha, l'ennemi du Seigneur de la Danse, emmené par sa troupe obscure. Le Petit Esprit en profite pour les narguer.Merrighan, la tentatrice, nous propose alors une danse des plus envoûtantes.Il s'agit alors de rappeler que la danse ne fait pas à elle seule la tradition celte, par l'intermédiaire d'un duo composé de deux violons.Recommence alors une démonstration de douceur avec mesdames les ballerines, jusqu’à ce que Merrighan les provoque. Mais les dames du clan ne se laissent pas faire, et répondent par leur union qui fait leur force.Arrive alors le Seigneur de la Danse en véritable charmeur, pour une révision des hommes de sa troupe, les Seigneurs de Guerre, sous l'œil admiratif de ces demoiselles.Tout ce petit monde cède la scène à Erin et à son deuxième morceau chanté très reposant.Puis, le Petit esprit invite l'entière communauté à se rejoindre, femmes et hommes, dans une véritable réunion de famille autour du Seigneur de la Danse.Seulement, le Petit Esprit s'aventure trop loin de ses compagnons, et il se retrouve très vite face aux Guerriers de Don Dorcha. Le Petit Esprit ne fait pas le poids. Et malgré sa lutte pour conserver l'objet magique qu'est sa flûte, il se la fait mettre hors d'état.Le Seigneur de la Danse, accompagné de son armée, court à son secours pour la protéger et combattre le Seigneur des Ténèbres. La bataille fait rage.Enfin, les deux clans sont séparés par le Petit Esprit, qui stoppe les combats, et en profite pour faire réparer sa baguette auprès du Seigneur de la Danse.Après cet épisode, Merrighan se range du côté des forces du mal.Il s'en suit un morceau de violons rempli de tristesse, signe de mauvais présages.Mais cela n'inquiète pas les danseurs de la communauté, qui montrent leur joie dans un festival de couleurs plus vives les unes que les autres.Erin dissipe cette euphorie, et reprend sa place au centre de la scène pour la dernière fois. Son chant calme les esprits.Elle est suivie par la douce fille Irlandaise, Saoirse, qui n'arrive pas à charmer le Seigneur de la Danse. Car le mal est déjà fait. Son cœur est déjà pris par la provocatrice Merrighan.Malheureusement pour lui, il se retrouve piégé par son charme diabolique. Et il voit Don Dorcha lui voler le titre de Seigneur de la Danse par la force. Mais Don Dorcha se réjouit trop vite. Et le Petit Esprit vient aider l'ancien Seigneur de la Danse à se libérer du maléfice. Il s'en suit un duel entre les deux chefs de clan pour le titre de Seigneur de la Danse. Don Dorcha perd et est obligé de fuir.Le seigneur a regagné son titre grâce au Petit Esprit. Il donne alors son cœur à Saoirse alors que toute la communauté se retrouve pour fêter la victoire.Et la tradition celtique peut continuer à battre son plein.

3/ Pour le plaisir










 

Par Sévy
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Dimanche 16 mars 2008

 

Voici une petite lecon d'histoire sur l'Irlande...


1/ La Préhistoire

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Les traces les plus anciennes du peuplement de l'île remontent au 9e millénaire av. J.-C., elles ont été retrouvées dans le comté de Waterford. Une migration de populations mésolithiques est attestée vers la LXVIe siècle av. J.-C., il semble qu'il s'agisse de peuples venus d'Europe du nord, passés par l' Écosse. Ils se sont installés dans la région de l'actuelle Ulster. Leur mode de vie est une économie de prédation (chasse et pêche) qui va progressivement évoluer vers l'agriculture et l'élevage. Ils connaissent l'usage d'outils en pierre polie, cultivent la terre et ont du bétail. C'est une civilisation mégalithique qui érige des dolmens à vocation funéraire. De nouveaux arrivants entre XXe et XVIIe siècle av. J.-C. apportent l'âge du bronze. C'est de cette époque que date l'exploitation de mines de cuivre dans les régions de Cork et Kerry et d'or dans le Wicklow.

 

2/ Les Celtes
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C'est vers -500 que les Celtes arrivent en Irlande, en provenance de Grande Bretagne. Il y apportent la métallurgie du fer. Selon le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes d’Irlande), les Gaëls, c'est-à-dire les Irlandais, seraient venus d'Espagne. Ils sont aussi appelés les Milesiens car ils sont les fils de Míl Espáine. En arrivant, ils vainquirent les Tuatha Dé Danann, en lesquels les anciens dieux sont reconnaissables. Mais ceci n'est que de la mythologie. La structure de la société celtique reprend le schéma de la structure sociale tripartite des Indo-européens au sommet de laquelle on trouve une classe sacerdotale composée des druides, des bardes et des vates. Les druides ont en charge la religion, le sacrifice, la justice, l’enseignement, la poésie, la divination ; les bardes sont spécialisés dans la poésie orale et chantée et doivent faire la louange, la satire ou le blâme ; les vates sont des devins qui se consacrent plus particulièrement à la divination et à la médecine. En Irlande, les filid (bardes) vont devenir les membres les plus influents de cette classe sacerdotale, dont une des prérogatives est de conseiller le roi. Dans la civilisation celtique, le rôle du roi est non seulement de mener la guerre, mais surtout de redistribuer les richesses et de dire la justice, inspirée par les druides. Longtemps ces rois n’ont été que des chefs au pouvoir incertain et aux successions problématiques. La deuxième classe de la société est celle des guerriers et la troisième est celle des producteurs, artisans, agriculteurs et éleveurs. Ces clans vont progressivement fusionner pour constituer quatre royaumes (ou provinces) : l’Ulster, le Leinster, le Munster et le Connacht (Connaught). Au début du Ve siècle, un Ard ri Érenn (roi suprême d’Irlande) étend son pouvoir sur toute l’île, il siège à Tara capitale de Meath. Les autres rois lui doivent le « boroma », tribut payable en bétail – son non-paiement entraîne des guerres dont la mythologie se fait l’écho, tout autant que les razzias. Les romains, qui occupent la Bretagne (Angleterre actuelle), n'occuperont jamais l'Irlande (qu'ils appellent Hibernie), peuplée de populations trop difficilement assimilables et trop loin du cœur de l'Empire.

 

2/La Christianisation

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La christianisation de l’Irlande marque la fin de la civilisation celtique, du moins en ce qui concerne sa mythologie, car la structure de la société s’est maintenue, avec une classe sacerdotale prédominante. Les circonstances exactes de l’introduction du christianisme dans l’île sont mal connues, d’autant que les textes relatifs à son initiateur, Saint Patrick sont largement hagiographiques. Padraig serait né en 390 en un lieu incertain de l’île de Bretagne. C’est le fils d’un fonctionnaire britto-romain. En 405, il aurait été victime d’une razzia de Gaels et aurait été emmené comme esclave en Irlande, sous le règne du Ard ri Érenn, Niall Noigiallach. Pendant six années de captivité, passées à surveiller les troupeaux, sa foi en Dieu se serait affermie et une fois évadé, il aurait poursuivi ses études théologiques en Gaule. Les dates de son retour en Irlande sont incertaines (entre 432 et 490 selon les différentes thèses) mais la conversion de l’île serait intervenue sous le règne du roi Loegaire, fils de Niall. Patrick est souvent décrit en train de discuter avec les druides et tenter de les convaincre que sa « magie druidique » est plus puissante que la leur. La légende rapporte aussi qu’il a fait fuir tous les serpents et explique le principe de la Trinité par la feuille de trèfle (le concept de triades était très répandu dans la mythologie celtique). Patrick est mort vers 461. Dans ce contexte, la conversion du pays ne s’est faite que par celle des filid, qui sont devenus les porteurs de la nouvelle religion, de manière pacifique. De rite romain, le rite s’est celtisé pour privilégier un monachisme qui deviendra une référence en Europe. Clonard, Clonmacnoise, Glendalough vont être des centres importants de spiritualité. L’église d’Armaght est fondée vers 445. Au VIe siècle, c’est la fondation du monastère de Bangor (558) par Comgall et celui de l’île d’Iona par Colomba, qui seront la base de départ de l’évangélisation de l’Écosse. Ce n’est qu’au VIIe siècle que le synode de Whitby (664) rejette les rites irlandais au profit des rites romains.

 

 4/ Les Vikings 

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 Les Varègues partent vers l’est et fondent en Russie des embryons d’États, les Vikings (du norrois fara í víkingu : partir en expédition et víkingar qui désigne ceux qui partent) déferlent sur les îles britanniques à l’Ouest et le continent au Sud. L’Irlande vit un âge d’or intellectuel par le dynamisme de ses institutions religieuses, mais sur le plan politique l’île est divisée entre cent et cent cinquante tuatha (les clans), chacun étant dirigé par un (roi). Ces chefs sont eux-mêmes assujettis au roi d’une des cinq provinces (Ulster, Connacht, Munster, Leinster et Meath). Le Ard rí (roi suprême) est plus un titre honorifique qu’une réelle autorité.C’est dans ce contexte d’instabilité que les Vikings arrivent dans l’île. Les premières expéditions attestées sont de 795, ils brûlent l’église de l’île de Lambay ainsi que les monastères d’Inisbifin et d’Inismurray; ce dernier subira un nouvel assaut en 807. Dès 812 les raids se concentrent sur la côte ouest, puis sur les rivages de la mer d'Irlande. Au début des années 820 le tour de l’île est accompli. Pendant une quarantaine d’années, les Vikings vont multiplier les raids et le razzias, privilégiant les monastères, non pour des raisons religieuses, mais parce que plus riches en trésors. Durant les années 830, ils remontent les fleuves et pénètrent à l’intérieur des terres qu’ils ravagent. En 836, ils empruntent la rivière Shannon et pillent le Connaught. L’année suivante, deux flottes d’une soixantaine de drakkar chacune, reconnaissent la Liffey et La Boyne, les territoires sont systématiquement ravagés, les habitants massacrés. Nombreux sont les exemples de leurs méfaits. L’hiver 840-841 marque une étape, puisque pour la première fois les Vikings passent la saison dans l’île et s’installent dans des places fortifiées qui deviennent aussi des lieux de commerce : Dublin, Annagassan, puis par la suite, Wexford, Cork, Limerick, pour ne citer que quelques établissements. Ce sont autant de bases retranchées qui permettent des expéditions vers l’intérieur, dont le point culminant semble être l’année 845, à tel point que l’on parle d’invasion. Le revers de la médaille est que les rois celtes peuvent parfois les contenir et les assiéger.

 

 

5/ Sous la couronne Anglaise


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6/ Emigration & Révolte

undefined XIXe siècle est marqué par une émigration massive des Irlandais (plusieurs millions) en direction de l'Amérique, émigration accrue par les conséquences de la terrible famine qui sévit en Irlande entre 1846 et 1848. Cette famine est d'ailleurs l'objet de controverses, les nationalistes irlandais considérant que c'est délibérément que la couronne britannique laissa les Irlandais mourir de faim.Mais à la fin du XIXe siècle, le mouvement pour l'indépendance reprend de la force, les élus irlandais au parlement britannique s'en font l'écho. Une suite de réformes agraires commence à restituer des terres aux Irlandais. En 1905, le Sinn Féin indépendantiste est fondé. De son côté, James Conolly fonde le premier journal socialiste irlandais : Workers' Republic. Des syndicats irlandais se développent. En 1914, le « Home Rule » est voté, donnant une autonomie relative à l'île. Néanmoins le pouvoir suspensif de la Chambre des Lords puis le déclenchement de la 1ère guerre mondiale l'empêcheront d'être mis en œuvre. Durant la guerre, en 1916, sous la direction de l'Irish Republican Brotherhood du Sinn Féin et de l'Irish Citizen Army de James Conolly, éclate l'insurrection de Pâques 1916 à Dublin, qui proclame la République au nom de Dieu et des générations disparues. Elle est écrasée au bout d'une semaine. Mais le Sinn Féin en retire une popularité accrue : il remporte triomphalement les élections de décembre 1918, constitue un parlement irlandais (le Dáil Éireann) et proclame l'indépendance. Le pouvoir britannique dissout le parlement. Un nouveau soulèvement éclate, qui va durer trois ans. 

7/ L'Independance


undefined Le 6 décembre 1921, des négociations entre le gouvernement anglais et les dirigeants nationalistes irlandais aboutissent au traité de Londres, qui fait de l'Irlande, amputée de l'Ulster, un dominion au sein de l'empire britannique, l' Irish free state, qui se dotera d'une constitution en octobre 1922. En fait, la partition de l'île s'est faite sur des critères économiques, l'Ulster étant la région la plus développée à l'époque ; elle comprend 6 comtés, dont 2 avec une faible majorité catholique. Ce traité fut ratifié de peu par le Dáil Éireann en décembre 1921, mais fut rejeté par une large majorité. Cela entraîna la Guerre civile d'Irlande qui dura jusqu'en 1923, opposant les adeptes d'une poursuite de la lutte pour obtenir l'indépendance complète de l'île et les partisans du compromis de 1921. Durant ses premières années, ce nouvel État fut gouverné par les vainqueurs de la guerre civile. Cependant, en 1932, Fianna Fáil, le parti des opposants au traité, dirigé par Éamon de Valera, remporte les élections (il restera au pouvoir jusqu'en 1948). En 1933, De Valera, devenu président du conseil, fait abolir le serment au souverain d'Angleterre. En 1937, il fait adopter une nouvelle constitution qui renomme l'État en Éire ou en anglais et en français, Ireland (preface to the Constitution). Un traité conclu en 1938 avec l'Angleterre, lui laissant ses bases navales en Irlande, entérine cette indépendance. L'Irlande resta neutre durant la Seconde Guerre mondiale, interdisant même officiellement à l'Angleterre l'usage militaire de ses ports et aéroports. En février 1948, c'est le parti Fine Gael qui remporte les élections. Le gouvernement de coalition qu'il constitue avec le parti travailliste proclame la République d'Irlande, le 18 avril 1949, quittant le Commonwealth.

 

Par Sévy
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